Les Auteurs explorent les racines d’un thème complexe, celui de la catégorie conceptuelle de l’espace périurbain. Pour analyser, aménager et définir cet espace il ne suffit pas d’interpréter les dynamiques ville et campagne et leurs interrelations lorsque celles-ci s’intègrent et s’estompent dans un habitat qui est complexifié et diversifié, et dont les proportions sont encore plus vastes. Dans un contexte plus spécifiquement européen, un nombre croissant d’aires de développement métropolitain et mégalopolitain intègrent les villes dans des formes d’habitat différemment organisées.En raison des mutations intervenues hier et aujourd’hui, et comparativement aux réalités locales, parfois ces villes participent d’une catégorie ayant valeur d’archétype, en partie permanent grâce aux projets de conservation dynamique et de recomposition territoriale, et en partie oblitéré et érodé par de profondes et diffuses transformations de son essence identitaire et historique. Ces réalités sont le reflet de processus de transformation de l’agriculture et du paysage rural qui sont à leur tour subordonnés à des contraintes socio-économiques et environnementales liées à des pressions et à des inerties de caractère urbanocentrique.Les Auteurs ont axé leur réflexion sur les aspects critiques caractérisant les territoires ruraux,notamment ceux qui sont aux abords d’une ville et dans lesquels se concentrent des fonctions essentielles à la préservation et à l’amélioration de la qualité de la vie des populations urbaines et, deuxièmement, sur la multifonctionnalité environnementale et sociale qu’en raison des spécificités locales l’agriculture associe traditionnellement aux processus éminemment productifs. Par ailleurs les Auteurs signalent qu’au niveau programmatique ces rôles sont de mieux en mieux cernés moyennant des actions visant à corriger l’unilatéralité desdites pressions d’origine urbaine et à mettre en place, notamment dans le cadre stratégique pour le développement rural européen 2007-2013, des politiques d’investissement relatives à la préservation de la biodiversité et à l’amélioration de l’espace rural, dont les retombées sur le plan de la qualité paysagère ont un caractère direct et primordial. Les Auteurs, introduisant la question centrale du paysage dans la mise en œuvre de politiques territoriales et de plans d’action pour la ville et la campagne, indiquent par ailleurs que ces mêmes aspects offrent des perspectives d’interprétation des dynamiques contemporaines dans lesquelles les agricultures périurbaines constitueront, concrètement et correctement, un enjeu pour la ville. Quant à l’aspect cognitif, ils signalent que les études sur la parcellisation du paysage offrent, à leur avis, des outils descriptifs fiables pour interpréter les paysages périurbains et l’étalement des villes.Dans le cadre de l’élaboration de projets, qui est une phase ultérieure mais de première importance,les Auteurs signalent que le paysage doit nécessairement être classé dans une catégorie à une échelle supérieure par rapport à la ville et à la campagne, qui permet de représenter l’articulation complexe de ses interrelations. La Convention européenne du paysage propose des clés de lecture comme des principes inspirateurs indispensables pour combler les hiatus creusés dans l’élaboration des projets suite à certaines idées du passé, s’agissant maintenant de rétablir un système bien équilibré dans l’attribution de poids et de rôles aux divers espaces urbains et ruraux.

La qualité du paysage entre ville et campagne. Analyse des aspects critiques

TASSINARI, PATRIZIA;PAOLINELLI, GABRIELE;TORREGGIANI, DANIELE;BENNI, STEFANO
2007

Abstract

Les Auteurs explorent les racines d’un thème complexe, celui de la catégorie conceptuelle de l’espace périurbain. Pour analyser, aménager et définir cet espace il ne suffit pas d’interpréter les dynamiques ville et campagne et leurs interrelations lorsque celles-ci s’intègrent et s’estompent dans un habitat qui est complexifié et diversifié, et dont les proportions sont encore plus vastes. Dans un contexte plus spécifiquement européen, un nombre croissant d’aires de développement métropolitain et mégalopolitain intègrent les villes dans des formes d’habitat différemment organisées.En raison des mutations intervenues hier et aujourd’hui, et comparativement aux réalités locales, parfois ces villes participent d’une catégorie ayant valeur d’archétype, en partie permanent grâce aux projets de conservation dynamique et de recomposition territoriale, et en partie oblitéré et érodé par de profondes et diffuses transformations de son essence identitaire et historique. Ces réalités sont le reflet de processus de transformation de l’agriculture et du paysage rural qui sont à leur tour subordonnés à des contraintes socio-économiques et environnementales liées à des pressions et à des inerties de caractère urbanocentrique.Les Auteurs ont axé leur réflexion sur les aspects critiques caractérisant les territoires ruraux,notamment ceux qui sont aux abords d’une ville et dans lesquels se concentrent des fonctions essentielles à la préservation et à l’amélioration de la qualité de la vie des populations urbaines et, deuxièmement, sur la multifonctionnalité environnementale et sociale qu’en raison des spécificités locales l’agriculture associe traditionnellement aux processus éminemment productifs. Par ailleurs les Auteurs signalent qu’au niveau programmatique ces rôles sont de mieux en mieux cernés moyennant des actions visant à corriger l’unilatéralité desdites pressions d’origine urbaine et à mettre en place, notamment dans le cadre stratégique pour le développement rural européen 2007-2013, des politiques d’investissement relatives à la préservation de la biodiversité et à l’amélioration de l’espace rural, dont les retombées sur le plan de la qualité paysagère ont un caractère direct et primordial. Les Auteurs, introduisant la question centrale du paysage dans la mise en œuvre de politiques territoriales et de plans d’action pour la ville et la campagne, indiquent par ailleurs que ces mêmes aspects offrent des perspectives d’interprétation des dynamiques contemporaines dans lesquelles les agricultures périurbaines constitueront, concrètement et correctement, un enjeu pour la ville. Quant à l’aspect cognitif, ils signalent que les études sur la parcellisation du paysage offrent, à leur avis, des outils descriptifs fiables pour interpréter les paysages périurbains et l’étalement des villes.Dans le cadre de l’élaboration de projets, qui est une phase ultérieure mais de première importance,les Auteurs signalent que le paysage doit nécessairement être classé dans une catégorie à une échelle supérieure par rapport à la ville et à la campagne, qui permet de représenter l’articulation complexe de ses interrelations. La Convention européenne du paysage propose des clés de lecture comme des principes inspirateurs indispensables pour combler les hiatus creusés dans l’élaboration des projets suite à certaines idées du passé, s’agissant maintenant de rétablir un système bien équilibré dans l’attribution de poids et de rôles aux divers espaces urbains et ruraux.
LES AGRICULTURES PERIURBAINES, UN ENJEU POUR LA VILLE vers des projets de territoire
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P. Tassinari; G. Paolinelli; D. Torreggiani; S. Benni
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