Cette communication concerne la problématique de l’utilisation, dans les établissement scolaires secondaires supérieurs, de résultats d’évaluations externes et d’autoévaluations. Ces évaluations résultent, en particulier, de la décentralisation en cours et de la demande d’accountability. Nos réflexions s’appuient sur trois études. L’une porte sur l’utilité des évaluations telle qu’elle est perçue par un échantillon de directeurs. Une autre, concerne le suivi et l’évaluation externe formative et sommative dont nous avons chargée pour un ensemble de 25 projets innovateurs réalisés dans les écoles secondaires supérieures techniques et professionnels de la province de Bologne, en relation avec les écoles régionales des arts et métiers. Nous rendrons compte de la façon dont nous avons restitué les résultats classe par classe à l’ensemble des professeurs et de l’impact qu’a pu avoir cette évaluation. La troisième recherche (un étude de cas) porte sur les différentes évaluations internes des apprentissages et des projets conduites dans un lycée de Bologne qui dernièrement n’a pas choisi de participer à l’évaluation nationale de l’INVALSI. Les résultats de nos recherches suggèrent que malgré les réserves qu’ils peuvent avoir sur l’utilisation qui est faite des données et sur la pression continue dont ils sont l’objet de la part de différentes institutions, les enseignants et les directeurs impliqués dans les restitutions que nous avons faites leur accordent beaucoup d’importance. S’appuyant sur leur expérience, ils défendent des principes qui vont dans le sens de ceux défendus par les chercheurs en sciences de l’éducation : le but d’une évaluation externe doit être partagé par les acteurs de l’école et sa restitution doit être replacée dans son contexte; l’évaluation ne doit pas conduire à classer les enseignants ou les établissements et doit être utile à l’action professionnelle; elle doit enfin être associée à une conception formative de l’évaluation qui refuse une logique évaluative basée sur le classement.

MODALITES DE RESTITUTION ET D’UTILISATION DE DONNEES D’EVALUATION EXTERNES ET INTERNES AU NIVEAU D’ETABLISSEMENT SECONDAIRES EN VUE DE CONTRIBUER AU DEVELOPPEMENT PROFESSIONNEL DES EQUIPES EDUCATIVES

GIOVANNINI, MARIA LUCIA;MARCUCCIO, MASSIMO
2009

Abstract

Cette communication concerne la problématique de l’utilisation, dans les établissement scolaires secondaires supérieurs, de résultats d’évaluations externes et d’autoévaluations. Ces évaluations résultent, en particulier, de la décentralisation en cours et de la demande d’accountability. Nos réflexions s’appuient sur trois études. L’une porte sur l’utilité des évaluations telle qu’elle est perçue par un échantillon de directeurs. Une autre, concerne le suivi et l’évaluation externe formative et sommative dont nous avons chargée pour un ensemble de 25 projets innovateurs réalisés dans les écoles secondaires supérieures techniques et professionnels de la province de Bologne, en relation avec les écoles régionales des arts et métiers. Nous rendrons compte de la façon dont nous avons restitué les résultats classe par classe à l’ensemble des professeurs et de l’impact qu’a pu avoir cette évaluation. La troisième recherche (un étude de cas) porte sur les différentes évaluations internes des apprentissages et des projets conduites dans un lycée de Bologne qui dernièrement n’a pas choisi de participer à l’évaluation nationale de l’INVALSI. Les résultats de nos recherches suggèrent que malgré les réserves qu’ils peuvent avoir sur l’utilisation qui est faite des données et sur la pression continue dont ils sont l’objet de la part de différentes institutions, les enseignants et les directeurs impliqués dans les restitutions que nous avons faites leur accordent beaucoup d’importance. S’appuyant sur leur expérience, ils défendent des principes qui vont dans le sens de ceux défendus par les chercheurs en sciences de l’éducation : le but d’une évaluation externe doit être partagé par les acteurs de l’école et sa restitution doit être replacée dans son contexte; l’évaluation ne doit pas conduire à classer les enseignants ou les établissements et doit être utile à l’action professionnelle; elle doit enfin être associée à une conception formative de l’évaluation qui refuse une logique évaluative basée sur le classement.
2009
21ème colloque adméé - Europe - Évaluation & développement professionnel - Résumés
1
9
Giovannini M. L.; Marcuccio M.
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