Dès l’antiquité la plus ancienne, l’homme a été considéré comme un être participant de la nature des dieux. Aussi a-t-il toujours été mis en rapport avec le ciel. Ce qui a parfois créé et renforcé le lien étroit entre l’homme et le ciel, c’est le paysage formé par les arbres, paysage particulier rattachant l’homme au ciel, paysage symbolique bien évidemment, qui a représenté à la fois l’homme comme être physique, l’homme comme être céleste et l’homme comme être symbolique, des concepts très rarement détachés les uns des autres. Par exemple, l’image de l’Anastasis (resurrectio) gravée sur le sarcophage appelé ‘sarcophage des arbres’, conservé dans la crypte de saint Victor à Marseille (IVe siècle apr. J.-C.), explique bien ce rapport, car la resurrectio comprend aussi bien la vie que la mort. Dans cet article on montre tout le chemin parcouru par certaines représentations iconologiques de la Renaissance. Il ne s’agit que de transformations de la tradition grecque la plus ancienne, mêlée à des traditions latines, orientales, philosophiques et mythologiques, qui sont ensuite passées par le Moyen Âge chrétien et arabe, par la tradition des textes médicaux et par la tradition manuscrite. Le medium n’a été que l’esprit humain, qui aime à jouer ses influences réciproques subtiles au sein de la littérature et de la philosophie. Ce jeu, issu d’une multitude de pensées, s’est répandu au fil du temps au point qu’il est parfois très difficile d’en détacher toutes les composantes culturelles. Preuve en sont les conséquences littéraires de la duplicité (ou bien de l’ambiguïté, on peut le dire désormais) du symbole lié à la stérilité du platane - à la fois positive et négative - mais aussi à sa fécondité.

A l'abri du platane

MARANINI, ANNA
2004

Abstract

Dès l’antiquité la plus ancienne, l’homme a été considéré comme un être participant de la nature des dieux. Aussi a-t-il toujours été mis en rapport avec le ciel. Ce qui a parfois créé et renforcé le lien étroit entre l’homme et le ciel, c’est le paysage formé par les arbres, paysage particulier rattachant l’homme au ciel, paysage symbolique bien évidemment, qui a représenté à la fois l’homme comme être physique, l’homme comme être céleste et l’homme comme être symbolique, des concepts très rarement détachés les uns des autres. Par exemple, l’image de l’Anastasis (resurrectio) gravée sur le sarcophage appelé ‘sarcophage des arbres’, conservé dans la crypte de saint Victor à Marseille (IVe siècle apr. J.-C.), explique bien ce rapport, car la resurrectio comprend aussi bien la vie que la mort. Dans cet article on montre tout le chemin parcouru par certaines représentations iconologiques de la Renaissance. Il ne s’agit que de transformations de la tradition grecque la plus ancienne, mêlée à des traditions latines, orientales, philosophiques et mythologiques, qui sont ensuite passées par le Moyen Âge chrétien et arabe, par la tradition des textes médicaux et par la tradition manuscrite. Le medium n’a été que l’esprit humain, qui aime à jouer ses influences réciproques subtiles au sein de la littérature et de la philosophie. Ce jeu, issu d’une multitude de pensées, s’est répandu au fil du temps au point qu’il est parfois très difficile d’en détacher toutes les composantes culturelles. Preuve en sont les conséquences littéraires de la duplicité (ou bien de l’ambiguïté, on peut le dire désormais) du symbole lié à la stérilité du platane - à la fois positive et négative - mais aussi à sa fécondité.
La percezione del paesaggio nel Rinascimento
231
250
A. Maranini
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