Durant cette longue période s’étendant de 1905 à 1938, avant et après la Révolution bolchevique de 1917, une multitude de modèles éducatifs venant de l’étranger circulent et se diffusent en Russie. L’un des objectifs prégnants de la période est d’améliorer les conditions de vie de l’enfance dans et hors de la famille, mais aussi celles des enfants abandonnés, problématique particulièrement importante qui concerne aussi bien le milieu urbain que rural. L’enjeu est sanitaire et pédagogique, mais aussi politique, puisqu’est en jeu la santé morale et physique de la future génération qui doit être formée dans un esprit soviétique. Pour toutes ces raisons, les institutions russes se tournent vers l’étranger ; elles s’appuient sur les acquis de la science de l’enfance (en russe pedologija) et approfondissent leurs connaissances dans le domaine psychopédagogique. Ces préoccupations sont transversales : elles concernent la monarchie tsariste mais aussi le gouvernement bolchevique qui lui succède. Le corpus de sources réunit pour cette analyse inclut principalement les écrits de contemporains, pour l’essentiel des pédologues, sur les institutions mises en place par deux théoriciens et éducateurs à partir de modèles importés des États-Unis : les clubs et la colonie agricole de Stanislav T. Šackij (1878-1939), protagoniste de l’éducation progressiste en Russie à partir de modèles du Settlement pour les enfants défavorisées de la ville de Moscou et des localités rurales; les musées pour enfants et les « terrains de jeux » de Aleksandr U. Zelenko (1871-1943).
Caroli, D. (2026). Les modèles pédagogiques étrangers dans l’éducation et l’assistance des enfants en état d’abandon et de déviance en Russie entre 1905 et 1938. Bruxelles, Berlin, Chennai et al. : Pater Lang [10.3726/b23427].
Les modèles pédagogiques étrangers dans l’éducation et l’assistance des enfants en état d’abandon et de déviance en Russie entre 1905 et 1938
Dorena Caroli
2026
Abstract
Durant cette longue période s’étendant de 1905 à 1938, avant et après la Révolution bolchevique de 1917, une multitude de modèles éducatifs venant de l’étranger circulent et se diffusent en Russie. L’un des objectifs prégnants de la période est d’améliorer les conditions de vie de l’enfance dans et hors de la famille, mais aussi celles des enfants abandonnés, problématique particulièrement importante qui concerne aussi bien le milieu urbain que rural. L’enjeu est sanitaire et pédagogique, mais aussi politique, puisqu’est en jeu la santé morale et physique de la future génération qui doit être formée dans un esprit soviétique. Pour toutes ces raisons, les institutions russes se tournent vers l’étranger ; elles s’appuient sur les acquis de la science de l’enfance (en russe pedologija) et approfondissent leurs connaissances dans le domaine psychopédagogique. Ces préoccupations sont transversales : elles concernent la monarchie tsariste mais aussi le gouvernement bolchevique qui lui succède. Le corpus de sources réunit pour cette analyse inclut principalement les écrits de contemporains, pour l’essentiel des pédologues, sur les institutions mises en place par deux théoriciens et éducateurs à partir de modèles importés des États-Unis : les clubs et la colonie agricole de Stanislav T. Šackij (1878-1939), protagoniste de l’éducation progressiste en Russie à partir de modèles du Settlement pour les enfants défavorisées de la ville de Moscou et des localités rurales; les musées pour enfants et les « terrains de jeux » de Aleksandr U. Zelenko (1871-1943).| File | Dimensione | Formato | |
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