La communication entre l'autorité judiciaire et le justiciable appartenant à un même groupe linguistique et culturel peut présenter des situations problématiques du point de vue communicatif, les difficultés ne peuvent qu’augmenter lorsque le justiciable est une personne qui ne parle pas la langue officielle de la procédure. Dans ce cas, les intervenants se heurtent à des distances qui peuvent engendrer d'innombrables malentendus ou incompréhensions. Aujourd'hui, dans des sociétés démocratiques de plus en plus inter-multi-culturelles et plurilingues, où, par la force des choses, la justice doit prendre en compte des droits subjectifs et objectifs fondamentaux qu'une perspective strictement monolingue et monoculturelle de la procédure pénale ne saurait garantir entièrement, la demande croissante en interprètes et traducteurs compétents appelle à combler cette regrettable lacune dans la formation universitaire. Pour former des professionnels susceptibles d'agir dans les multiples situations communicatives de la justice pénale, sur deux axes par ailleurs très différents, celui de l'oral et celui de l'écrit, il ne suffit plus d'adapter des modèles didactiques conçus spécifiquement pour la formation d'interprètes de conférence ( « interprétation simultanée et consécutive » ) mais de mettre en place, à partir des problématiques de terrain, des projets de formation ponctuels et réfléchis.

Traduire devant un juge.

BALLARDINI, ELIO
2011

Abstract

La communication entre l'autorité judiciaire et le justiciable appartenant à un même groupe linguistique et culturel peut présenter des situations problématiques du point de vue communicatif, les difficultés ne peuvent qu’augmenter lorsque le justiciable est une personne qui ne parle pas la langue officielle de la procédure. Dans ce cas, les intervenants se heurtent à des distances qui peuvent engendrer d'innombrables malentendus ou incompréhensions. Aujourd'hui, dans des sociétés démocratiques de plus en plus inter-multi-culturelles et plurilingues, où, par la force des choses, la justice doit prendre en compte des droits subjectifs et objectifs fondamentaux qu'une perspective strictement monolingue et monoculturelle de la procédure pénale ne saurait garantir entièrement, la demande croissante en interprètes et traducteurs compétents appelle à combler cette regrettable lacune dans la formation universitaire. Pour former des professionnels susceptibles d'agir dans les multiples situations communicatives de la justice pénale, sur deux axes par ailleurs très différents, celui de l'oral et celui de l'écrit, il ne suffit plus d'adapter des modèles didactiques conçus spécifiquement pour la formation d'interprètes de conférence ( « interprétation simultanée et consécutive » ) mais de mettre en place, à partir des problématiques de terrain, des projets de formation ponctuels et réfléchis.
Traduire les savoirs.
359
377
E. Ballardini
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