La 3e campagne de la mission syro-italienne à Arslan Tash, dirigée par le Dr. Mohammad Serhan pour la partie syrienne et par le Prof. Serena Maria Cecchini pour la partie italienne, s’est déroulée entre le 6 septembre et le 6 octobre 2008. C’est dans l’aire E2 que les recherches se sont concentrées. Il s’agit, comme les recherches topographiques et geo-physiques l’avaient indiqué, d’une aire du « Bâtiment aux Ivoires ». Dans la tentative de vérifier le repositionnement des structures fouillées par F. Thureau-Dangin, on a décidé d’ouvrir deux carrés de fouilles pour une surface totale de 10 x 4 m. à l’intérieur d’une cour d’une maison privée, là où, selon nos recherches topographiques et geo-physiques, devaient se trouver les salles 1, 2, 6 du « Bâtiment aux Ivoires ».À une profondeur d’environ 50 cm. nous avons dégagé la tête des murs d’un bâtiment qui nous pouvons identifier sans alcune doute avec ce dernier. En effet, les structures mises au jour correspondent perfectement à la description très détaillée qu’en donne l’archéologue français dans le rapport de fouille publié en 1931. De murs, il ne reste que les fondations en brique crues et le soubassement en pierres brutes. Les fondations se creusent dans le terrain pour un mètre de profondeur et 130 cm. d’épaisseur : les briques crues, de couleur blanchâtre ou jaune claire, mesurent 42x42x12 ou 38x38x12 et se disposent sur huit assises superposées d’une façon irrégulière, liés par un épais mortier d’argile qui atteint parfois une épaisseur de 5 cm. Les soubassements, constitués par deux assises de pierres brutes pour une hauteur de 50 cm., reposent sur ces fondations. Malheureusement il ne reste rien des murs en briques décrits par F. Thureau-Dangin, et très peu de plans de pose originaux est préservé, qui peuvent êtres identifiés par une couche de préparation d’argile rougeâtre se liant aux niveaux de la base du soubassement. La levée de cette dernière couche a mis au jour les structures appartenant à une phase précédant celle du « Bâtiment aux ivoires », qui sont coupées par les tranchées de fondation de ses murs.

Missione archeologica italo-siriana a Arslan Tash

CECCHINI, SERENA MARIA
2009

Abstract

La 3e campagne de la mission syro-italienne à Arslan Tash, dirigée par le Dr. Mohammad Serhan pour la partie syrienne et par le Prof. Serena Maria Cecchini pour la partie italienne, s’est déroulée entre le 6 septembre et le 6 octobre 2008. C’est dans l’aire E2 que les recherches se sont concentrées. Il s’agit, comme les recherches topographiques et geo-physiques l’avaient indiqué, d’une aire du « Bâtiment aux Ivoires ». Dans la tentative de vérifier le repositionnement des structures fouillées par F. Thureau-Dangin, on a décidé d’ouvrir deux carrés de fouilles pour une surface totale de 10 x 4 m. à l’intérieur d’une cour d’une maison privée, là où, selon nos recherches topographiques et geo-physiques, devaient se trouver les salles 1, 2, 6 du « Bâtiment aux Ivoires ».À une profondeur d’environ 50 cm. nous avons dégagé la tête des murs d’un bâtiment qui nous pouvons identifier sans alcune doute avec ce dernier. En effet, les structures mises au jour correspondent perfectement à la description très détaillée qu’en donne l’archéologue français dans le rapport de fouille publié en 1931. De murs, il ne reste que les fondations en brique crues et le soubassement en pierres brutes. Les fondations se creusent dans le terrain pour un mètre de profondeur et 130 cm. d’épaisseur : les briques crues, de couleur blanchâtre ou jaune claire, mesurent 42x42x12 ou 38x38x12 et se disposent sur huit assises superposées d’une façon irrégulière, liés par un épais mortier d’argile qui atteint parfois une épaisseur de 5 cm. Les soubassements, constitués par deux assises de pierres brutes pour une hauteur de 50 cm., reposent sur ces fondations. Malheureusement il ne reste rien des murs en briques décrits par F. Thureau-Dangin, et très peu de plans de pose originaux est préservé, qui peuvent êtres identifiés par une couche de préparation d’argile rougeâtre se liant aux niveaux de la base du soubassement. La levée de cette dernière couche a mis au jour les structures appartenant à une phase précédant celle du « Bâtiment aux ivoires », qui sont coupées par les tranchées de fondation de ses murs.
Cecchini S.M.
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